Le courant coupe, et pourtant toutes les manettes du tableau sont en haut : c'est le compteur Linky qui a coupé. Le plus souvent, il ne signale pas une panne mais un dépassement de votre puissance souscrite. Voici comment lire son message, réarmer, et décider — changer d'abonnement, répartir vos usages, ou faire vérifier l'installation.
Premier réflexe avant tout le reste : regarder le tableau électrique. Si un disjoncteur divisionnaire ou l'interrupteur différentiel est retombé, la coupure vient de l'installation — surcharge d'un circuit, court-circuit ou fuite à la terre. C'est un autre sujet, traité dans notre guide disjoncteur qui saute : pourquoi et que faire.
Si en revanche toutes les manettes sont restées en haut et que le logement est quand même dans le noir, c'est le Linky qui a coupé. Contrairement au tableau, il ne surveille pas un défaut : il fait respecter votre contrat. Chaque abonnement d'électricité prévoit une puissance souscrite — 6 kVA est le palier le plus répandu chez les particuliers. Quand vos appareils appellent, ensemble, plus que ce plafond, le compteur interrompt l'alimentation.
Le Linky dit pourquoi il a coupé. Sur son écran, faites défiler avec les boutons et cherchez le message :
Réarmer sans rien éteindre expose à une nouvelle coupure dans la minute, dès que l'appel de puissance repassera au-dessus du seuil.
Beaucoup d'habitants de Rosny ont découvert ces coupures après la pose du Linky, sans avoir rien changé à leurs habitudes. L'explication : l'ancien disjoncteur d'abonné, thermique, laissait passer un dépassement de l'ordre de 10 à 20 % avant de réagir. Souscrit à 6 kVA, on tirait en pratique 6,5 ou 7 kVA sans s'en rendre compte.
Le Linky, lui, mesure électroniquement et applique le contrat avec précision. Il tolère les pointes très brèves — le pic de démarrage d'un moteur, par exemple — mais coupe si le dépassement s'installe plus de quelques secondes. Résultat : des foyers qui vivaient depuis des années en léger sur-régime « invisible » voient aujourd'hui la limite réelle de leur abonnement.
C'est la vraie décision, et elle mérite deux minutes de réflexion plutôt qu'un changement d'abonnement par réflexe.
Dans les pavillons chauffés à l'électrique du plateau d'Avron ou de la Boissière, le scénario type se compte en ordres de grandeur : deux radiateurs à 1 500 W chacun, des plaques à induction qui appellent 2 à 3 kW en cuisson courante, un four vers 2 kW — et la voiture branchée au retour du travail, soit 2,3 kW sur une prise domestique, 3,7 kW sur une prise renforcée, 7,4 kW sur une wallbox monophasée. L'addition dépasse 9 kW avant même la bouilloire : un abonnement 6 kVA ne peut pas suivre, et le Linky coupe au milieu du dîner.
Deux issues : programmer la recharge la nuit, quand chauffage et cuisine ont baissé, ou installer une borne avec gestion dynamique de charge, qui module la puissance envoyée à la voiture selon ce que le reste du logement consomme. Le détail est sur notre page borne de recharge. En copropriété, à Bois-Perrier ou au centre-ville, posez la question dès le projet d'installation.
Le message « puissance dépassée » a un mérite : il est clair. Méfiez-vous en revanche des coupures qui ne collent pas au scénario de la surconsommation :
Dans ces cas, augmenter la puissance souscrite ne réglerait rien : le problème est dans l'installation, pas dans le contrat. C'est le type de demande que nous transmettons — voir la page dépannage d'urgence. Le diagnostic sur place et la mise en sécurité relèvent de l'électricien qui se déplace.
Décrivez ce qui s'affiche sur le compteur : nous cherchons un électricien indépendant. Ce site ne réalise pas les travaux et ne garantit aucun délai.
01 76 63 56 45Nous prenons aussi les demandes de Noisy-le-Sec, Montreuil, Bagnolet et Fontenay-sous-Bois.